" .... Sans cesse t'imaginer,
faire vivre ton absence .
Ce manque de toi qui jamais ne me quitte .
Cette douleur qui me serre .
Dormir .
Mais tu hantes mes rêves .
Eteindre les lumières .
Mais tu brûles dans la nuit .
Sombrer .
Perdre la mémoire ,t'effacer .
Oublier ta silouhette ,déchirer ton regard .
J'attends chacun de tes appels ,
j'ai si peur de rater ta voix que je garde mon téléphone au creux de ma main,
comme si tu y résidais .
Lorsque tu raccroches,
j'ai l'impression d'être au bord d'une falaise .
Tout les soirs ce même rêve :
Plus tu t'approches,
plus la terre se fissure,
prête à m'engloutir à chacun de tes pas .
Je m'enfonce sans pouvoir me retenir,
j'apperçois ton visage penché au-dessus de moi,
je crie ton nom,
mais aucun son ne sort .
Je sens tes mains qui frôlent mes cheveux .
Puis tu t'éloignes sans te retourner .
L'amour s'infiltre comme une maladie,
un long symptôme qui s'empare de vous
et laisse se décomposer votre corps d'avant ."
*
Je crie ces mots pour que ma trachée étranglée par le chagrin se libére .
*